Née dans le sud de la France en 1948, dans une famille alsacienne  aux traditions solidement ancrées (ah, le kouglof du dimanche et les vacances en Alsace avec les cousins ), Thérèse Bisch a très tôt été initiée à l’art. Petite, elle dessinait ses chaussures rouges..et se pâmait devant les gravures de son oncle Morand Walch ainsi que les peintures d’Arthur Scharenmann, ami de la famille, qui l'ont in fine beaucoup influencée.

 

Après une formation à l’atelier  Met de Penninghen-ESAG (précédée d’un bref séjour rue Duperré, École d'Arts Appliqués ), elle entre à  l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris et obtient en 1974 le diplôme de sculpteur, mention très bien, félicitations du jury.

Dès sa première exposition personnelle, en 1971 à la Galerie-Maison des Beaux-Arts à Paris, son travail est remarqué par la critique. Son itinéraire sera alors jalonné par des manifestations artistiques parisiennes:importantes Salon de Mai au Trocadéro, Salon des Indépendants au Grand Palais, Formes Humaines au Musée Rodin.

Fort de ces expériences, elle crée en 1977, pour la Société Létang-Rémy, un service à thé  en inox à série limitée.
Malgré tout, cette étape marquera la fin de son travail de sculpteur.

Alors, elle se consacre à la peinture qui se concrétise un temps par des huiles sur bois enduits, de formats variés sur le thème récurent de la femme et du couple.


En  2002, suite à la création et la réalisation d’un décor de théâtre pour le Festival d’Avignon ("Constant ou les mémoires du valet de l’Empereur", réalisation Christine Bussière), elle adopte la tempera à l'eau sur toiles de grand format


En 2003, le propriétaire du Château de Bazeilles , la sollicite pour magnifier l'entrée de son hôtel:. S'ensuit alors la création d’un triptyque, allégorie à la féminité. 200x80x3.


En 2006 et 2008, dans une maison conçue par l’architecte Laurent Coulon, deux œuvres de grands formats ont été crées et acquises par les propriétaires  des lieux.


En 2010, la ville de Bruay la Buissière, lui offre le champ libre pour  la conception et la réalisation  d'une toile commémorative sur Grande Guerre:« H ans et Pierre. Novembre 1918 » 270x150.

C'est le départ d'une aventure sur la Guerre de 14/18 qui durera une dizaine d’années.


Dans un même temps, de 1985 à 2008, elle occupe les fonctions de conservateur de Musée (BIDC. Musée d'Histoire Contemporaine à Paris)   et se familiarise avec l’imagerie de la Grande Guerre. C’est au cœur de cet univers singulier qu’évolue désormais sa réflexion.

Elle cesse de peindre ce conflit  à partir de 2016/17 pour se consacrer à un  propos centré sur la nature. Comme un renouveau de ces paysages bouleversés qui, enfin, vont reprendre  leurs droits. Mais aussi, incroyable vivier d'émotions jamais vraiment comblé.Alors, la vie renaît.

Toutefois, ces thématiques, bien que prégnantes et urgentes, sont un des prétexte à peaufiner une technique où la lumière et la transparence affleurent la trame de la toile. Où la variété des pigments utilisés offrent à son imagination un univers de liberté.

Ses œuvres ont été acquises par des institutions, des musées et des collectionneurs en France, en Allemagne et aux États-Unis.

Thérèse Bisch vit et travaille à Paris.

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